Tout débute par une photographie, retrouvée par l’auteur, celle d’un garde-chasse et de son chien. C’est l’histoire de ce garde-chasse, Lambert, qui nous est contée dans ce roman. Il voit arriver sur le domaine où il travaille (peut-être en Vendée), le jeune baron d’Aubépines, qui ne ressemble pas du tout à son père. Le jeune baron est anti royaliste et il pousse son garde-chasse à agir selon son désir; pour Lambert, ce n’est pas l’ordre des choses et les frasques de son maïtre le désarçonne, le déstabilise; et puis son maïtre reçoit des femmes… et quelles femmes, des peu recommandables qu’il raccompagne chez elles, et elles en racontent sur le baron…bref, la folie du baron va crescendo et la tension monte dans le récit. L’angoisse est d’autant mieux perceptible que le récit est construit à travers les pensées de Lambert et le style est haché.
j’ai beaucoup aimé ce huis-clos du XIXè siècle et ai fortement envie de découvrir d’autres oeuvres de cet auteur.



